Les étapes...

Afrique

Namibie–Botswana–Zimbabwe. Circuit en 4x4 du 18 mars au 11 avril 2014. Aventure et sensations fortes…

Asie

Thaïlande-Birmanie-Laos-Vietnam-Cambodge-Indonésie. Du 12 avril au 9 août 2014. Plongée et riz à volonté !

Océanie

Australie-Nouvelle Zélande. Trip en van du Nord au Sud du 10 août au 12 octobre 2014. Roots’n roll !

Amérique latine

Chili-Argentine-Bolivie-Pérou-Brésil. Du 13 octobre 2014 au 11 mars 2015. Liberté et cours d’espagnol…

21 Aoû 14

Bali, l’île à facettes

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Considérée comme la perle de l’Indonésie, Bali, la plus populaire des îles de l’archipel, sait jouer de tous ses charmes pour attirer les touristes. En plein dans les vacances scolaires d’été, c’est ici que nous avons rencontré le plus d’étrangers depuis le début de notre voyage, sans pour autant souffrir du monde. Notre périple balinais s’est essentiellement concentré sur l’est de l’île ; nous avons exploré une bonne partie de Bali depuis Ubud, ville centrale et élue par un magazine anglais « plus belle ville d’Asie » il y a quelques années ! Pas étonnant que Julia Roberts en fasse son fief dans le film Mange, Prie, Aime ! ^^

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Patchwork de paysages et d’activités, Bali permet au plus grand nombre de trouver chaussure à son pied ! Un avantage qui explique sûrement son succès auprès des Occidentaux.

Le Bali sportif : c’est sans nul doute un des visages de Bali qui nous a le plus conquis ! Les quelques 40 km de descente en VTT qui ralliaient le Mont Batur à notre homestay d’Ubud nous auront marqués : des freins qui lâchent, des villages déserts où seuls les chiens semblent habiter les lieux, des pentes comme on en n’avait jamais descendues/grimpées , tel est le prix à payer pour découvrir le Bali caché, celui des garagistes qui rendent service, des primeurs qui vous dessinent des plans pour trouver votre chemin, des taxis qui vous donnent des bons plans. La prochaine fois, on louera peut-être des vélos un peu plus récents. Quoique que, c’était quand même bien le fun comme diraient nos amies québécoises…
Mais la richesse de Bali se trouve aussi sous l’eau. A Tulamben, sur la côte est, on a exploré les fonds marins lors de deux plongées inédites pour nous : un tombant, mur de corail vertical, impressionnant par les couleurs des coraux qu’on a observé de près, mais aussi par le grand bleu qui se dessine par delà « the wall » et qui semble ne pas avoir de fond (en réalité, le sol est à plus de 100 mètres plus bas….). C’est aussi la plongée la plus profonde qu’on ait faite : 24 mètres sous l’Océan  Indien ! Exploit réitéré lors de la deuxième plongée sur l’épave du patrouilleur américain USA T Liberty de 128 mètres de long, une des plus belles sorties de notre jeune carrière de plongeurs ! Plaisir partagé avec Vince et Jen & Romain venus nous retrouver pour les derniers jours passés à Bali.

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Le Bali balnéaire : ce n’est pas celui qu’on retiendra. Si dans notre imagination, Bali se résumait surtout à de belles plages, elle a heureusement bien d’autres atouts. Car notre imagination avait vu trop grand et on n’a pas vraiment été séduits par les étendues de sables balinaises. Trop étriquées, trop corailleuses. On devient surement un peu difficiles aussi… Heureusement que les surfeurs de la péninsule de Bukit et le poisson grillé dégusté sur la plage de Jimbaran ont relevé le niveau ! 

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Le Bali culturel : si l’Indonésie est très majoritairement musulmane, Bali reste le fief des Hindouistes (3% de la population indonésienne). Qui dit nouvelle religion, dit nouveaux temples ! Ceux là sont très différents de ceux qu’on a pu observer dans le reste de l’Asie avec les stuppas bouddhistes. Ils sont plus sobres, paraissent moins richement ornés mais sont très bien entretenus et les statues de Dieux et Déesses qui les entourent leur donnent un air de bâtisses sorties de contes de fées. 
Les temples font partie du quotidien des balinais qui y déposent des offrandes. La plupart ont d’ailleurs leur propre temple au sein des « enclos » qui constituent leur maison. En effet, les demeures balinaises sont composées de bale, maisons rectangulaires, et d’un temple où tous les membres d’une même famille peuvent se rendre (même s’ils n’habitent pas dans l’enclos). Nous avons eu la chance de loger dans un bale avec une famille de balinais très sympathique qui nous a expliqué quelques traditions hindouistes, religion qu’on connaissait encore moins que le bouddhisme (c’est dire !).  
Pour parfaire cet aspect culturel de Bali, nous avons assisté à une représentation de danse balinaise dans la cour du Palais d’Ubud. Ces spectacles, très connus à l’étranger, mêlent danse et théâtre et tiennent à la fois du divertissement et du rituel religieux. Un show haut en couleurs dans lequel intervient une vingtaine de protagonistes (dont des musiciens) !

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Le Bali rural : on s’attendait à trouver des rizières à Bali, mais certainement pas des champs d’orangers, de piments ou de cacaotiers ! Et pourtant, le centre de Bali en est parsemé. 
Le riz reste une institution et les magnifiques rizières en terrasses, entourées de cocotiers, observées à Ubud ou dans les environs d’Amlapura (est de l’île) font parties des plus belles qu’on ait vues en Asie. Mais le riz pousse les pieds dans l’eau et la raréfaction du précieux liquide a quelque peu transformé l’agriculture balinaise qui se tourne vers des cultures moins demandeuses d’eau. Le cacao, le thé ou encore le café sont récoltés en masse dans les campagnes. Connaissez-vous d’ailleurs ce fameux café, le plus cher au monde, qu’on appelle « café civette » ? Il est réalisé à base de grain de café (jusque là tout va bien), mais ces-derniers ont une particularité qui peut surprendre… Ils ne sont pas récoltés sur le caféier mais dans les excréments de mangoustes (rongeurs) qui ne choisissent pour déjeuner que les meilleurs grains. Elles mangent l’écorce mais pas le grain qui est rejeté tel quel par leur organisme après avoir macéré dans leur liquide digestif… On a beau nous dire que les grains ramassés dans les excréments sont lavés 3 fois, on reste perplexes ! 
Plus classique mais tout aussi compliqué à déguster, le piment est cultivé en masse sur la route qui relie le Mont Batur à Ubud. Que serait en effet l’Asie sans son précieux petit légume rouge ? Nous on l’aime en photo mais pas dans notre estomac !

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Bali a constitué une parfaite dernière étape en Asie : petit condensé du continent, l’île a de quoi séduire les amoureux de la nature, du sport et de l’art. On peut cependant se sentir un peu à l’étroit dans ce petit paradis qui semble compter autant d’Occidentaux que de locaux. Mais l’Indonésie est grande et une chose est sûre : il y a de nombreuses petites perles comme Bali cachées dans les îles de l’Océan Indien…

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10 Aoû 14

Le trek du coeur

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Tous les magazines féminins (et certains mensuels dédiés aux messieurs s’y mettent aussi !) l’ont compris : l’été, c’est la période des tests de personnalité. Le moment idéal pour faire le bilan, connaître le régime qui nous correspond le mieux, savoir quelle chieuse on est (merci Biba du mois de mai …) ou si notre QI dépasse la moyenne. On est alors comme rassurés en lisant les résultats des tests : soit ils ont tout compris à notre « moi » et nous connaissent mieux que nos parents (c’est incroyable, mais comment font-il ?!), soit ils ont faux sur toute la ligne et c’est tant mieux (on ne voulait pas faire de régime de toute façon !). Alors nous aussi, à la rédaction de www.voyage-en-terre-inconnue.fr, on s’est dit que c’était le moment ou jamais de vous proposer un super test. Super parce qu’il peut vous éviter bien des déboires si vous connaissez à l’avance les réponses aux questions. Peut-être alors que vous ne vous lancerez pas avec autant de naïveté que nous dans des défis qu’on pourrait qualifier…d’extrêmes.
Et en plus, on vous donne des indices pour les réponses grâces aux photos sous chacune des questions. On est sympas à la rédaction.
Pour changer, voici donc un test de personnalité sportif qui vous permettra aussi de vous cultiver et de savoir si vous pouvez, vous aussi, vous lancer dans un trek pas comme les autres !

Le thème de ce test est basé sur des faits réels, ceux du trek de trois jours dans le parc national du Gunung Rinjani à Lombok (Indonésie). Toute ressemblance avec  des personnes ou des situations existantes ou ayant existé est plus que probable…

 Test de l’été : quel profil de trekkeur êtes-vous ?


Le Rinjani est un volcan qui mesure :
a) le Rinja quoi ?!
b) 301 mètres (comme la Tour Eiffel non ?)
c) 3726 mètres

Sa caldeira (cratère volcanique géant pouvant mesurer plusieurs kilomètres de diamètre) est constituée :
a) d’un immense centre commercial
b) de lave et de souffre
c) d’un lac et d’un autre volcan formé il y a 200 ans

Pour atteindre le premier campement du Rinjani, on grimpe en une seule journée* :
a) 100 mètres de dénivelé
b) 900 mètres  de dénivelé
c) 1700 mètres de dénivelé

* sachant que pour ménager son organisme en randonnée, il ne faut pas monter plus de 1000 mètres/jour.

Pour atteindre son sommet avant le lever du soleil à 6h, il faut marcher 3h. Quel dénivelé grimpe-t-on alors dans la nuit ?
a) je dors la nuit, merci
b) 500 mètres
c) 1100 mètres

La température au sommet est de l’ordre de :
a) 25°C, on est en Indonésie quand même !
b) 10°C
c) 0°C

L’expression qui correspond le mieux au trek du Gunung Rinjani :
a) un kilomètre à pied, ça use, ça use euuuuh…
b) si j’avais su…
c) quand on veut on peut


Vous avez une majorité de a) : le sportif du dimanche

Vous préférez rester sous la couette que d’enfiler vos chaussures de running et vous l’assumez. Vous êtes essoufflé(e) en montant les escaliers ou rien qu’en regardant le tour de France depuis votre canapé. Alors clairement, oubliez le Rinjani, il pourrait devenir le pire de vos cauchemars et vous obligerait même à transpirer !
Compatibilité Rinjani : il est Vladimir Poutine, vous êtes Barack Obama, tout vous oppose, impossible de vous entendre. Pas d’hypocrisie, restez sous la couette !

Vous avez une majorité de b) : le trekkeur bisounours
Sportif régulier, vous vous attaquez à un trek comme à n’importe quel autre challenge, avec le sourire et beaucoup d’enthousiasme. Malheureusement, cela ne suffit pas toujours ! Vous avez tendance à sous-estimer les difficultés et à compter aveuglément sur l’équipe organisatrice (qui n’a souvent d’organisatrice que le nom…). Vous faites confiance aux guides de voyage qui annoncent des montées « abruptes, glissantes et mal délimitées » sans même vous douter que les adjectifs « perpendiculaires, démoralisantes et exténuantes » sont probablement plus appropriés. Mais vous avez un avantage certain : celui de ne vous douter de rien et de croire que l’arrivée n’est jamais très loin ! Persévérez dans cette voie en ajoutant un zest de réalisme à vos pronostics !
Compatibilité Rinjani : il est Roméo vous êtes Juliette, le contexte n’est pas toujours favorable mais votre volonté est plus forte. Attention toutefois à ce que l’histoire ne se termine pas en larmes au sommet. Prenez des vitamines, rechargez votre motivation à fond et grimpez !

Vous avez une majorité de c) : le trekkeur kamikaze
Rien ne vous arrête et vous avez toutes les qualités pour grimper le Rinjani. Un réveil à 2h du matin, une montée qui ressemble plus à un mur d’escalade qu’à un chemin de randonnée, une pénurie d’eau au milieu du trek, une décharge en guise de campement, des nuits à 2 dans une tente pour une personne, des températures dignes d’un mois de février à Amiens ? Aucun problème ! Accompagné(e) par de supers coéquipiers dynamiques et au sens de l’humour bien développé, vous pouvez gravir des montagnes (des volcans en l’occurrence !). Les seules personnes encore plus folles que vous sont indéniablement les « porteurs », ces locaux qui font le trek en tongs ou pieds nus (les chaussures de marche leur couteraient bien trop chères) avec 30 kg sur le dos et qui cuisinent pour tous les repas également. Le respect s’impose quel que soit votre profil de trekkeur.
Compatibilité Rinjani : il est la Bête, vous êtes la Belle ! Vous réussirez à apprivoiser ce monstre à force d’obstination.Foncez !

Solution du test : toutes les réponses c) !

Les conseils de la rédaction
En bons journalistes, on a testé l’ascension du Rinjani avant de vous proposer ce test. On était plutôt du genre trekkeurs bisounours mais la première montée nous a vite fait déchanter. Alors oui, il y a quelques moments plus cool que d’autres, comme par exemple cette pause aux sources d’eau chaude, mais sachez qu’une transformation en trekkeurs kamikazes est LA condition sine qua non à l’ascension du sommet de nuit. C’est tout bonnement la chose la plus difficile qu’on ait faite à ce jour (les 20km de Paris peuvent aller se rhabiller !) et l’arrivée s’est faite dans la douleur (et le froid !). Mais en grimpant le Rinjani, on vous promet une chose : vous travaillerez votre force mentale et aurez accompli un défi comme on en relève peu. C’est donc très fiers de nous qu’on a observés le lever du soleil à plus de 3km du sol avant de redescendre dans les gravas de pierre volcanique qui nous ont tant torturés lors de la montée. Nous n’y serions pas arrivés seuls mais notre force a été d’être deux dans les derniers mètres qui nous séparaient du sommet et de ne pas craquer. Une aventure partagée avec les 7 autres kamikazes du groupe : Arnaud, Charles, Claire, Sandra, Carolanne, Audrey-Anne et bien sûr Vince, venu nous rejoindre 2 jours plus tôt et qui aura entamé ces vacances de manière plutôt sportive ! Si ce trek nous aura marqué par sa difficulté, il nous aura aussi permis de toucher du doigt nos limites et de restés unis dans l’épreuve.
Les trois jours de repos passés aux îles Gili juste après nous ont fait le plus grand bien et nous ont permis de savourer les plaisirs simples de la vie qu’on avait perdus pendant 3 jours (qu’est-ce que c’est bon de prendre une douche, de quitter ses chaussures de randonnée ou de dormir sur un matelas !).


Nous espérons que ce test aura permis de vous révéler quel type de trekkeur vous êtes et pourquoi pas vous donner envie de grimper le deuxième plus haut volcan d’Indonésie !
Alors, prêts à relever le défi ?

3 Aoû 14
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3 Aoû 14

Liberté, Diversité, Immensité

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L’Indonésie, c’est plus de 17000 îles dont 6000 habitées, 3 fuseaux horaires, 6 religions (88% des Indonésiens sont musulmans ce qui fait de l’Indonésie le plus grand pays musulman du monde), 300 langues, près de 200 millions d’habitants (4ème pays le plus peuplé), seconde zone de biodiversité au monde (après de Brésil). Bref, ce pays pourrait servir de définition au mot « mosaïque » dans le Larousse ! 
Archipel de contraste et de mixité, l’Indonésie a du relever de nombreux défis pour devenir un pays unifié dans la diversité. Un exemple à suivre et un message d’espoir à garder à l’esprit.

Son secret réside peut-être dans le « Pancasila » (littéralement « cinq principes »), philosophie de l’Etat indonésien. Les symboles du Pancasila représentent l’état unitaire indonésien et rassemblent tous ses habitants quelles que soient leur religion et leur origine.
L’étoile représente la foi en Dieu (islam, christianisme, bouddhisme, hindouisme ou toute autre religion)
La chaine symbolise l’humanisme en Indonésie et les relations avec l’homme de manière générale
Le banian (arbre) évoque le nationalisme et l’unité entre les nombreuses ethnies indonésiennes
Le buffle désigne le gouvernement représentatif
Le riz et le coton évoquent la justice sociale

Ce qui était couru d’avance, c’est qu’on ne pourrait pas faire le tour de l’Indonésie en un mois ; il a donc fallu choisir ! Pour commencer notre périple, nous avons opté pour l’île de Java et la jolie ville de Jogjakarta. On ne reviendra pas sur l’épopée interminable qu’il a fallu faire pour rejoindre la capitale culturelle du pays depuis Koh Tao (41 heures…), ça risquerait de prendre toute la place de l’article… ^^
Par contre, on vous propose de découvrir les 5 piliers de notre périple javanais, notre Pancasila à nous !

Les deux millions de blocs de pierre. Ceux qui composent le majestueux temple bouddhiste de Borobudur. 
En 1200 ans d’existence, le temple s’est trouvé à la merci des tremblements de terre, des éruptions du volcan Merapi (le plus actif d’Indonésie) et même des poseurs de bombes ! Pourtant, c’est ici qu’on a observé les bas reliefs les plus délicats qu’on ait vus. Borobudur, c’est aussi et surtout un édifice qui ne ressemble à aucun autre avec ses “cloches” abritant des Bouddhas au sommet. Le monument était conçu pour représenter la vision bouddhique du cosmos, commençant par le monde terrestre et montant en spirale jusqu’au nirvana, le paradis.
Le périple en scooter pour y arriver et les 20$ d’entrée pour les visiteurs étrangers, qui tranchent avec le coût de la vie et de la nourriture notamment (un plat à 0,50€, on n’avait pas encore vu ça…), ne nous ont pas dissuadés. La magnifique vue depuis le haut du temple aura fini de nous convaincre : Borobudur fait partie de ces monuments majestueux qui savent imposer le respect à quiconque les gravit.

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Le lever de soleil seuls au monde. Celui face au Gunung Bromo, considéré par beaucoup comme le plus beau volcan d’Indonésie.
Situé sur la ceinture de feu du Pacifique, l’archipel indonésien est le pays qui compte le plus grand nombre et la plus forte densité de volcans actifs au monde… Du haut de ses 2392m, le Gunung Bromo, forme un magnifique ensemble avec les volcans Batok, Kursi et Semeru (3676m, point culminant de Java et l’un de ses volcans les plus actifs).
Après une très très courte nuit (on pourrait plutôt parler de sieste…), nous voilà donc partis à 3h à l’assaut du chemin conduisant au point de vue sur le Bromo. La route grimpe et il fait bien froid (c’est la première fois qu’on utilise tous nos vêtements chauds), mais le ciel rempli d’étoiles nous laisse présager d’un magnifique spectacle… On ne sera pas déçus. Hissés sur le toit du belvédère avec nos compagnons de fortune et avec nos tasses de café/thé, on s’apprête à vivre un des moments les plus magiques de notre voyage ! La lumière du soleil qui dévoile petit à petit le décor en face de nous nous laisse songeurs. La brume forme un immense tapis blanc duquel sortent les volcans, les nuages au loin se teintent de rose… C’est irréel tellement c’est beau ! On appréciera autant la vue incroyable que le sentiment tellement rare d’être ici seuls au monde et de vivre un moment comme on en connait peu…

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Et maintenant, si on allait voir le Bromo d’un peu plus près ? On va marcher sur le cratère ! Mais avant ça, il faut traverser la caldeira du volcan, la « Laotian Pasir », elle qui était cachée par la brume au petit matin et qui est désormais mise à nue ! On trouve un temple hindouiste sur notre route (les habitants de la région sont restés hindouistes ; le nom du volcan dérive du dieu créateur de l’hindouisme : Brahma) etil faut désormais grimper les 253 marches menant au cratère. Le souffre qui s’en échappe forme un épais nuage odorant. D’un côté le cratère vertigineux, de l’autre la vallée dont on imagine facilement qu’elle a subi des éruptions répétées. Une petite tempête de sable sur le chemin du retour et voici notre journée au Bromo qui s’achève, avec des images plein la tête…

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La descente dans un cratère ”by night”. Celui du volcan Kawah Ijen (« cratère vert » en javanais) constituant la plus grande réserve naturelle de souffre au monde ! 
L’idée est la suivante : on dort par terre dans une grande pièce froide avec 8 autres personnes, on se réveille à 1h du mat pour enchainer sur une grimpette de plus d’une heure dans la nuit. Arrivés au sommet, on descend dans le cratère d’un volcan avant de se prendre des nuages de souffre dans les narines. Ca vend du rêve non ? :) Et bien figurez-vous que c’est exactement ça : du rêve ! Oui parce que sur le papier, ça parait un peu rude (et ça l’est !), mais la difficulté est proportionnelle aux sensations incroyables qu’on peut ressentir dans de telles conditions. A 3h, nous étions en train d’observer des flammes de souffre bleues qui s’échappent du cratère du Kawah Ijen à une température de 200°C, un phénomène unique au monde. A 5h, on regardait le lever du soleil sur la côte est de Java du haut du volcan. A 7h, le ciel commençait enfin à se dégager pour découvrir petit à petit le lac bleu turquoise du cratère qui n’est autre que le lac le plus acide de la planète (pour un plongeon, repassez plus tard…). Les experts seront contents de savoir que son potentiel hydrogène avoisine 0,2 (on peut jouer les spécialistes nous aussi ^^). A 8h, on compatissait sérieusement avec les travailleurs de souffre qui portent au moins 70kg du minerais sur leur dos pendant des dizaines de kilomètres (et qui respirent chaque jour du souffre à plein poumon… Espérance de vie, 40 ans). A 8h toujours, on découvrait les paysages surréalistes parcourus la nuit et qui nous laissent bouche bée : cratère, mer de nuages, vallée verdoyante qui tranche avec les arbres morts près du volcan… On a l’impression d’être à l’endroit de l’origine du monde ! Vous en connaissez beaucoup des lieux qui vous font vivre de telles sensations en si peu de temps vous ? Parce que nous on peut les compter sur les doigts d’une main…

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Le cauchemar des transports. « La ligne droite est le plus court chemin pour aller d’un point à un autre ». Cette phrase bien connue des mathématiciens vous dit sûrement quelque chose. Et bien en Indonésie, les programmes de maths sont visiblement différents des nôtres.  Peut-être même que l’adjectif « court » a été banni du vocabulaire il y a quelques années… Parce que certes, les locaux sont adorables, certes les transports ne sont pas chers, mais alors jamais, jamais, JAMAIS AU GRAND JAMAIS on n’avait autant galéré dans les transports qu’à Java ! On a pourtant rien demandé de plus que d’aller d’un point A à un point B… Mais c’est fou toutes les étapes qu’il peut y avoir jusqu’à B ! ^^
Bien sûr on se moque et l’île est tellement immense qu’il est évidemment compliqué de couvrir toutes les zones d’intérêt. Et au moins on se souviendra de notre séjour à Java pour le folklore de ses (mini)bus ! Impossible de retranscrire les péripéties vécues mais on peut quand même citer un trajet épique à titre d’exemple : Gunung Bromo - Kawah Ijen.  Minibus (1h), bus local (3h), négociation pour trouver un chauffeur qui nous emmène à destination puisque le service de bus suivant est terminé (2h), abandon et nuit sur place, tuk-tuk pour retourner à la station de bus le lendemain (15min), installation de nos bagages sur le toit du minibus (impossible à l’intérieur, les œufs et le riz prennent toute la place !) sensé partir à 10h (5min), « le-bus-ne-part-qu’à-13h -parce-que-les-gens-sont-au-marché-et-celui-ci-est-complet-donc-il-faudra-en-prendre-un-autre-qui-partira-peut-être-à-13h-mais-peut-être-après » (1h), décision collégiale « on-prend-un-taxi » (30min), taxi (1h30). Total de l’opération, plus de 24h… Vouloir limiter les frais en empruntant les transports locaux se paye très cher à Java ! Mais bon, on a travaillé notre patience et révisé nos maths, on est fin prêts à affronter les micro-retards de la SNCF maintenant ;)

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Les compagnons de galère. Java aura été l’île de toutes les sensations ! Sensations partagées puisque nous avons fait de belles rencontres lors de ces quelques jours hyper roots… Avec Nathalia et Marcin, Polonais, nous avons partagé une chambre (miteuse, froide, sans sanitaire : le rêve !) au Gunung Bromo (c’était ça ou dormir dehors). Mais pas que ! Nathalia et Marcin, ce sont aussi nos potes de rando (au Bromo et au Kawah Ijen), nos potes de négociation (taxi, room), nos potes de transports (trop long à citer…mais l’épisode avec la voiture de police restera culte), nos compagnons de route quoi ! Mais quand on décide de la jouer « transport local », on rencontre aussi  des Français (à croire que c’est une marque de fabrique). Mélanie et Dylan nous ont accompagnés dans nos pertes de patience, dans notre ascension du Kawah Ijen (et c’est pas mal de parler Français aussi !). Enfin, la fine équipe du « dortoir  à 10 » (Suisses, Tchèques, Polonais, Français) nous aura permis de travailler notre anglais, de garder le sourire lors du réveil hyper matinal pour grimper au Kawah Ijen et de faire une partie de Yam aux couleurs de l’Europe ! Avec toujours un point commun : un enthousiasme non dissimulé pour cette merveilleuse ile qui nous en aura fait voir de toutes les couleurs !

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27 Juil 14

Sans demi-mesure

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Beaucoup d’émotions en 10 jours au Cambodge. D’abord l’incompréhension et la colère à Phnom Penh en découvrant l’histoire de ce pays déchiré au nom d’une idéologie ; l’émerveillement ensuite à Angkor avec la découverte du site le plus visité du pays. Deux phases d’émotion successives qui ont rendu ce séjour éprouvant, intense et inoubliable.

Ce qu’on retient de notre voyage au Cambodge

Alex

  • La pauvreté visible à Phnom Penh : c’est la première fois qu’on voit des mendiants et qu’on ressent de la misère dans un pays d’Asie ;

  • Les visites hyper éprouvantes et émouvantes du « Killing field » (champ de la mort) et du Musée du Génocide. Les témoignages et récits de gardiens des camps ou de détenus glacent le sang, et nous font clairement réaliser que cet épisode de l’histoire cambodgienne n’est pas du tout relaté dans nos livres d’histoire…  Du coup, on pose un regard interrogateur sur les Cambodgiens dans la rue : ont-ils connu le régime de Pol Pot ? Ont-ils été contraints de quitter les villes pour travailler dans les campagnes ? Sont-ils orphelins, veufs, ont-ils eux-mêmes été déportés ? Eprouvant on vous a dit…

  • La balade en vélo à l’heure de pointe à Phnom Penh ! Une circulation digne des villes du Vietnam mais avec encore moins de règles (c’est possible ?). Une expérience typique stressante mais surtout propice aux fous rires, surtout avec une roue crevée ! ^^

  • Les temples d’Angkor et plus particulièrement celui de Ta Prohm. J’ai littéralement été fascinée par les arbres fromagers qui ont envahi les murs et qui sont ici chez eux, régnant  en maîtres. Ou encore la finesse des reliefs du Bayon, sans oublier le lever du soleil sur Angkor Wat, un joli moment de poésie pour commencer la journée !

  • Notre rencontre et nos échanges avec Tim, notre tuk-tuk driver pour la deuxième journée de visite à Angkor. Cambodgien au grand cœur, ancien travailleur dans les exploitations de mangues, Tim s’est reconverti pour gagner mieux sa vie mais les centaines de tuk-tuk déhambulant dans Siem Reap sont une rude concurrence pour lui. La séance de dégustation d’insectes et le partage du repas en ville ont marqué notre passage ici ;

  • L’ambiance du match France-Allemagne et le plaisir de chanter la Marseillaise au Cambodge !

  •  « Ladyyyyyy, buy something, discount for youuuuu » ou « Tuk-tuk, ok tomorrow ? ». Les vendeurs du marché de Siem Reap et les chauffeurs de tuk-tuk à l’affut de tout ce qui peut ressembler à un touriste ;

  • Les péripéties pour changer nos billets de dollars abimés à Siem Reap… Mission accomplie !

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Nico

Si court mais si intense…
On n’aura jamais été aussi touchés par l’histoire d’un pays que par celui du Cambodge. Quand on pense que le pays a vécu une des périodes les plus noires de l’histoire il y a à peine 40 ans, cela fait froid dans le dos.
Nous avons pu également voir des choses nous donnant le sourire et aussi s’extasier devant le plus grand monument religieux au monde. Angkor une merveille !

  • Le Killing field de Phnom Penh qui permet de comprendre l’histoire des Khmers rouges et du peuple cambodgien, on n’apprend pas ça à l’école française ;

  • Les cours de sport collectifs très tôt le matin, ici il n’y a pas d’obésité ;

  • Les temples d’Angkor et plus particulièrement le Bayon et le Ta Prohm.;

  • La nature qui a repris ses droits avec des arbres de plusieurs dizaine de mètres qui prennent racine sur les murs et/ou portes des temples ;

  • Le lever de soleil sur Angkor Wat, encore un réveil dans la nuit qui a valu le coup :)

  • La séance shooting photo à Ankgor Wat avec le singe qui déguste des fruits du dragon (certainement volés à un touriste qui s’est cru plus malin…)

  • La dégustation d’insectes avec notre tuk tuk driver, mieux vaut tard que jamais, n’est ce pas ma chérie ? :D

  • Les matchs de l’équipe de France et plus particulièrement le quart de final avec une ambiance de folie à Siem Reap.

Lors de notre voyage au Cambodge, nous avons pu voir un pays vraiment différent de ses voisins tant au niveau de l’histoire que des centres d’intérêt à observer, rendant la découverte de ce continent encore plus fascinante.

Nous n’aurons malheureusement pas pu découvrir la campagne cambodgienne, hormis lors des trajets en bus, mais un voyage Laos du Sud / campagnes du Cambodge sera envisageable ultérieurement… On ne va jamais s’arrêter :D

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21 Juil 14

Grain de beauté

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Miss France et Miss nationale, ça vous parle ? Jean-Pierre Foucault et Geneviève de Fontenay ? Vous avez peut-être entendu parler du très polémique concours des Mini miss ou du peu médiatisé Mister Univers ? Il existe même des concours de beauté pour chiens… Alors on s’est dit qu’en partant dans un des plus beaux endroits au monde, on allait, nous aussi, s’improviser jury et établir un classement…des plus beaux Temples d’Angkor.

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Soyons clairs, on n’est ni historiens, ni architectes. Mais en 3 mois de voyage en Asie, on commence à avoir vu pas mal de temples et on a développé un sens critique bien à nous…  Ce qu’on préfère comme temples, ce sont les vieux, les délabrés, ceux qui sont plein d’histoire et dont les pierres sont inégales et abimées. A Angkor, on peut dire qu’on a été servis. Le site est immense et reflète la grandeur de l’empire Khmer entre le IXème et XVème siècle. Classés depuis 1992 au patrimoine mondial par l’UNESCO, les temples attirent plus d’un million de visiteurs par an et sont la principale attraction touristique du Cambodge. Munis d’un pass 3 jours, de vélos (ou tuktuk selon les jours et les kilomètres à parcourir…), nous voilà partis à l’assaut des vieilles pierres et on vous livre ici notre top 3 !

3ème place : Angkor Wat (« deuxième dauphin » ^^)

Présentation
Bâti au XIIème siècle, Angkor Wat est le temple le mieux préservé d’Angkor et le seul à être resté un important centre religieux depuis sa fondation, initialement hindou puis bouddhiste. Sa beauté et sa taille sont telles que beaucoup le considèrent comme la huitième merveille du monde.
L’avis du jury
Favori de la compétition, et pourtant…
Icône du Cambodge qui figure partout (billets, bières, drapeau…) et fierté incontestée des Cambodgiens, cet édifice religieux, le plus grand du monde, nous a laissé sur notre fin au premier abord. On avait tellement lu que c’était le plus beau, le plus impressionnant, une prouesse architecturale, qu’en arrivant face aux 5 tours qui le composent, on n’a pas eu le coup de foudre. Justement parce que notre imagination l’avait vu plus grand et plus impressionnant.
Oui, mais un favori livre toujours de belles choses à qui sait les regarder. Le deuxième jour de visite aux temples, nous sommes retournés à Angkor Wat pour y admirer le lever du soleil. C’est là que la magie a opéré ! Les couleurs se dessinent petit à petit et se reflètent dans l’eau des immenses douves du temple : une nouvelle journée nait sous le regard de ce monument de l’histoire cambodgienne. Un moment de poésie très matinal qui nous a réconciliés avec Angkor Wat. Une place sur le podium amplement méritée !

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Vice champion : le Bayon (« premier dauphin »)

Présentation
C’est le temple central de l’ancienne ville d’Angkor Thom, capitale des souverains khmers au début du XIIIème siècle. Ce temple d’Etat symbolisait probablement le rassemblement de toutes les énergies du royaume et toutes les religions.
L’avis du jury
De loin, le Bayon ressemble à un amas de grosses pierres ; de près c’est la finesse incarnée. On se balade aisément sur les 3 niveaux de la construction, se sentant constamment observés et pour cause… Avec ses 54 tours (comme les 54 provinces de l’Etat d’époque) chacune sculptées de 4 visages souriants et regardants vers les 4 points cardinaux (soit 216 visages au total !), le Bayon veille ainsi sur la population du royaume et ne laisse aucun laisser pour compte. On se sent particulièrement à l’aise dans cet endroit bienveillant qui se transforme vite en labyrinthe. On y est retournés 3 fois. Juste pour être sûrs qu’on veillait bien sur nous… :)

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And the Winner is… Ta Prohm ! (Mister Univers, Miss Cambodge et Temple d’Or – oui, c’est nouveau ! - en même temps)

Présentation
Une inscription sur le Ta Prohm indique que 12 640 personnes servaient dans ce seul temple. Mais ce n’est pas ce chiffre impressionnant qui en fait un endroit unique. À la différence de la plupart des autres monuments d’Angkor, le Ta Prohm a été laissé dans un état proche de sa re-découverte au début du XXème siècle. Beaucoup de travail a été nécessaire pour stabiliser les ruines et en permettre l’accès, afin de maintenir "cet état de négligence apparente". De nombreuses scènes de Tomb Raider avec Angelina Jolie et de Deux frères de Jean-Jacques Annaud y ont été tournées.
L’avis du jury
Le Ta Prohm, c’est un joyeux bordel, un mélange exquis de construction en pierres et de nature qui reprend indéniablement ses droits, comme pour rappeler qu’aussi grandioses soient nos édifices, elle sera toujours au-dessus. Le temple n’aurait pas le succès qu’il connait aujourd’hui si certains “fromagers” n’avaient pas envahis les lieux. Des fromagers ? Pas de faux espoirs, il s’agit d’un arbre ^^ Lorsque la France occupait le Cambodge à l‘époque de l’Indochine, on utilisait son bois pour faire des boites à fromage, d’où le nom ! Faut dire qu’avec une telle appellation, une place sur le podium était de toute façon acquise…
Mais soyons clairs, ce qui impressionne ici, ce ne sont pas de petites branches qui transperceraient un mur en quelques points… Non, ici tout est immense, disproportionné, une sorte de jardin pour Gulliver !  On a littéralement été fascinés par l’emprise de ces arbres gigantesques (jusqu’à 60 mètres !) et de leurs racines (aussi grosses que le tronc d’un chêne centenaire) sur la pierre : rien ne semble pouvoir leur résister. Si bien qu’on se demande comment de tels spécimens ont pu se nourrir pour devenir aussi imposants en poussant sur des murs !
L’endroit est surréaliste, jamais on n’avait vu une telle atmosphère se dégager de ruines, la magie des lieux n’a pas son pareil et c’est exactement ce qu’on était venu chercher à Angkor. Le Ta Prohm est de loin notre chouchou de la compétition ! Un concours qui a tenu toutes ses promesses…

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Le jury tient évidemment à remercier l’ensemble des participants à ce concours de beauté, avec une mention toute particulière pour deux talents prometteurs : celui du Ta Som, temple paisible mais qui contient un des joyaux d’Angkor. La porte, sur laquelle on distingue encore des sculptures, est complètement enserrée  dans les racines d’un gigantesque fromager. Une des images les plus connues du site.

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Enfin, le Neak Pean, minuscule construction entourée de quatre bassins d’eau (pour représenter les 4 océans de la planète), servait pour les rites de purification. Rien d’extraordinaire en soi, si ce n’est qu’aujourd’hui la végétation a élu domicile dans les bassins et qu’avec le soleil, les couleurs et le reflet des arbres offrent un spectacle des plus agréables à regarder et qui sort du commun à Angkor.

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Un remerciement aussi tout particulier à notre tuktuk driver, Tim, cambodgien au grand cœur, touchant et volontaire qui s’efforce de pratiquer son français. « Grâce » à lui, on a même pu (enfin !) gouter aux insectes et au serpent dans un marché non loin des temples. Et oui, les bonnes adresses comme ça, ça ne se trouvent pas dans les guides ! Une belle rencontre soldée par un déjeuner local à Siem Reap.

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Comme dans toute compétition, il y aura toujours des déçus de ne pas monter sur le podium, mais bon comme on dit, l’important c’est de participer ! ^^ Et puis, le jury change chaque année alors si vous voulez postuler, on vous conseille vivement ce job, c’est plutôt sympa… Angkor se dévoilera toujours sous un visage différent à qui viendra découvrir ses richesses et ses mystères. Alors n’hésitez pas à venir apporter votre pierre à l’édifice ! ;)

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6 Juil 14

Je t’aime moi non plus

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Notre expérience au Vietnam, c’est un peu comme un mariage (ça tombe bien c’est la saison !) : pour le meilleur et pour le pire… On a été éblouis par la beauté et le caractère exceptionnel des paysages du Nord et déçus par le comportement de certains Vietnamiens, qui ne sont pas les personnes les plus agréables ni les plus honnêtes rencontrées en Asie… Même si faire des généralités seraient fausser la réalité. 

Mais voyager au Vietnam, c’est aussi s’intéresser à la douloureuse histoire du pays, colonisé par la Chine, puis par la France et attaqué à plusieurs reprises par ses voisins. C’est aussi découvrir le personnage d’Ho Chin Minh (on ne peut pas le rater, il est partout !) et comprendre les traumatismes causés par la guerre contre les Etats-Unis qui a marqué les esprits. Et puis, séjourner dans les villes peut s’avérer très utile, notamment si on veut s’entrainer pour des slaloms : « Je la traverse la rue là ou pas ? Allez j’y vais, juste après la horde de scooters et avant les 50 voitures qui déboulent… ».
On a vécu ce trip du Nord du Sud du Vietnam comme de vraies montagnes russes émotionnelles avec de belles rencontres, de la tendresse, de l’agacement, de l’émerveillement, de la colère, de la compassion, de la fatigue… C’est un peu ça le mariage aussi non ?

Ce qu’on retient du Vietnam

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Alex

  • Sapa, les rizières, Chocho, sa famille, son sourire… Mon meilleur souvenir du Vietnam ! Une expérience hyper dépaysante avec l’une des personnes les plus touchantes que j’ai rencontrée ;

  • La Baie d’Halong sous le soleil ! Les balades en kayak, la baignade, la nuit sur le bateau (ma première !), le lever du soleil et les rencontres internationales ;

  • Les grottes du Parc de Phong Nha, tout simplement incroyables ! Des merveilles de la nature parmi les plus impressionnantes qu’on ait vues ;

  • Le passage à l’hôpital d’Hué pour l’otite de Nico. Un vrai labyrinthe et une expérience inédite…

  • Les innombrables trajets en bus (mention spéciale pour le Hoi An – Ho Chi Minh de 25h…), l’expédition depuis le Laos pour rejoindre le Nord du Vietnam et la découverte des sleeping bus (de vrais lits dans un car, j’avais encore jamais vu ça !) ;

  • Hoi An, son charme, ses tailleurs, ses lampions, sa streetfood le long de la rivière et le massage d’avant bus qui fait du bien !

  • Les petites arnaques et mensonges de la part des agences de voyage, les prix (très) clairement gonflés pour les touristes et les très mauvais « échanges » avec les responsables des transports. On a probablement été aussi surpris d’être traités de cette manière en Asie que les « bus managers » ont été agressifs avec nous… Dommage car cela ternit un peu l’image que l’on garde de ce si beau pays ;

  • Le musée des souvenirs de guerre à Ho Chi Minh… ou comment halluciner face aux atrocités commises par les USA (oui parce qu’évidemment - ou pas - il n’y a que les massacres commis par les Etats-Unis qui sont présentés) sur les populations civiles lors de la guerre du Vietnam. On va avoir du mal à se sortir de la tête les photos des enfants déformés par le napalm… Une page de l’histoire du pays encore très présente dans les esprits ;

  • La découverte du delta du Mekong en compagnie de…50 personnes ! Quelle erreur d’avoir opté pour un tour de 3 jours avec une agence pour découvrir la région la plus peuplée du Vietnam… Mais un « homestay », un marché flottant et des rencontres très sympas !

  • La gastronomie vietnamienne, raffinée, fraiche, variée : cau lao, white rose, sandwichs, viande grillée… sans oublier les magnifiques, les incontournables, les énormes LITCHIS ! Les meilleures que j’ai jamais mangées !

  • La mission pour traverser une rue… Je me suis demandée pourquoi des passages piétons avaient été tracés sur le bitume. Ils ne servent strictement à rien. Les automobilistes ne s’arrêtent JAMAIS, ils préfèrent contourner l’obstacle (nous). Donc au final, autant leur faire confiance, avancer (prier) et ne surtout pas reculer ^^ Un exercice auquel on a pris goût et avec lequel on s’est finalement bien amusés malgré l’infernale effervescence  des grosses villes :)

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Nico

Le Vietnam se sera révélé comme un des plus beaux pays asiatiques en termes de gastronomie et de paysages. Quelle diversité !

Que ce soit Hanoï, Ho Chi Minh ou encore Hué, j’ai été marqué par l’énergie débordante de ces villes qui sont en perpétuelle évolution. On sent bien la croissance à deux chiffres…
J’ai adoré le Vietnam pour toutes ces raisons et malgré quelques points négatifs ça restera un des pays phares de notre itinéraire en Asie du Sud-Est.

Je retiendrai : 

  • Le trek à Sapa, la rencontre des minorités et surtout les moments passés en compagnie de ChoCho et sa famille. Pas évident de couper du bois à la hache :D

  • Cette incroyable couleur verte des rizières en terrasses et leur culture avec les buffles et les attelages en bois ;

  • Quelle surprise de découvrir ces grottes inscrites au patrimoine de l’UNESCO ;

  • La Baie d’Halong, les balades en kayak, les baignades dans la baie et le match de l’équipe de France sur le bateau, moment unique pour moi ;

  • Les balades en scooter dans les campagnes vietnamiennes, ce coup ci nous ne sommes pas tombés :)

  • La nourriture raffinée et riche en gout. J’ai même tenu un stand à une époque ;)

  • La beauté de la ville de Hoi An et tous ses tailleurs ;

  • Le capharnaüm lorsque tu traverses la route, Paris c’est la province à côté. Beau challenge à relever !

  • Les différentes rencontres faites durant notre trip : Sofie, Brian, Riccardo, Francesca, Mathias, Timo, Marian…

  • L’histoire de ce pays qui a eu tellement de guerre et qui est très souvent sorti vainqueur. Il manque la partie Asie dans notre programme scolaire je pense.

Je ne retiendrai pas : 

Oui parce que, comme dans tous les pays qu’on a visités, il y a toujours un bémol, et puis aussi parce que je reste Français et qu’on aime bien râler alors je ne retiendrai clairement pas l’ « accueil chaleureux » des Vietnamiens. Le cauchemar dans les bus et les prestations de services, que l’on qualifiera de compliquées, m’ont appris à prendre sur moi et à garder mon calme… 

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Tagged: vietnam
6 Juil 14
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You speak a good English. I mean…for French people…

Un compliment ? Really ?
Marian, Dutch friend met in Mekong delta

4 Juil 14
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Les villes vietnamiennes.
En vrac : Hanoï, ses bières fraîches et sa circulation tentaculaire, Hué, l’ancienne cité impériale, Hoi An, le charme, la plage et la bonne bouffe, Ho Chi Minh, son musée des souvenirs de guerre et ses grands buildings et ses boutiques de luxe…