Les étapes...

Afrique

Namibie–Botswana–Zimbabwe. Circuit en 4x4 du 18 mars au 11 avril 2014. Aventure et sensations fortes…

Asie

Thaïlande-Birmanie-Laos-Vietnam-Cambodge-Indonésie. Du 12 avril au 9 août 2014. Plongée et riz à volonté !

Océanie

Australie-Nouvelle Zélande. Trip en van du Nord au Sud du 10 août au 12 octobre 2014. Roots’n roll !

Amérique latine

Chili-Argentine-Bolivie-Pérou-Brésil. Du 13 octobre 2014 au 11 mars 2015. Liberté et cours d’espagnol…

20 Sep 14

On the road again !

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Chacun sa route, chacun son chemin, passe le message à ton voisin…
Bienvenue sur la côte est australienne, celle qui concentre la majeure partie des habitants et de l’économie du pays !
Bien qu’au bout du monde, on a été très entourés dans cette étape de notre voyage : grâce à Guillaume, qui a partagé l’épopée de Cairns à Brisbane et à Pascale, Didier et Lulu, présents de Brisbane à Sydney, on s’est sentis comme à la maison ! Merci !!!

Organisées, propres, en construction, bien entretenues, les routes australiennes sont à l’image de la côte.  On se souviendra de ces routiers qui ont tous des camions « oversized » et qui dépassent les voitures, de ces stations service où on peut prendre des douches chaudes gratuitement, des messieurs au chapeau de cow-boy et au panneau « stop/slow » sur les zones en travaux…
Mais ce qui nous a le plus marqué, c’est la signalisation omniprésente : des panneaux pour dire qu’il y a beaucoup de vent dans la zone, que des personnes âgées ou handicapées sont susceptibles de traverser ICI (!!!) ou qu’on se trouve sur une « high fatigue area ». Ce dernier panneau, c’est notre favori ! Surtout quand il est accompagné de questions (« Quel est le plus haut sommet du Queensland ? », « Quelle est la particularité de la ville de X ? ») pour vous tenir éveillés et que les réponses figurent sur des panneaux un kilomètre plus loin…

« Stop. Revive. Survive ». C’est la signalisation qui rappelle de s’arrêter pour prendre un café ou faire une sieste si on est fatigués. A notre tour de vous proposer la liste des plus beaux STOPS de notre épopée australienne (liste non exhaustive)…

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Plongée sur la Great barrier reef (grande barrière de corail), indispensable dans le CV d’un plongeur ! - Queensland
La sortie a été à la hauteur de nos attentes : malgré une remontée express en cours pour retrouver une plongeuse égarée, on aura pu observer de très près ce qui fait la réputation de cette merveille de la nature. Les coraux sont colorés, énormes et très différents les uns des autres. On en prend plein les yeux, comme dans les reportages de Mr Cousteau ! :)

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Whitehaven Beach : pas besoin de Photoshop, c’est juste la carte postale parfaite ! - Queensland
On a beau chercher, il n’y a aucune imperfection sur la splendide Whitehaven Beach, joyau des Whitsundays Islands… Vue de haut, elle laisse sans voix. D’ailleurs, les photos devraient faire un effet similaire… Alors ? Et oui, il s’agit de l’endroit au monde où le sable est le plus pur (98% !) et donc d’un blanc incroyable. Il faut le voir pour le croire, vraiment… 

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Fraser island, une île pas comme les autres- Queensland
30 personnes dans 4 4x4 accompagnées par 1 guide fou pendant 3 jours, ça donne un mélange détonnant… On retiendra la beauté du Lac McKenzie (et l’eau GLA-CEE !), la vue sur l’immense plage depuis l’Indian Head, la descente effrénée dans Eli Creek, le saut dans les Champagne pools, la rencontre avec Maria et Marco et surtout la conduite sur la plage, dans le sable et les creux causés par l’océan… Epique ! 

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Surfers paradise & Coolangatta : paradis de la glisse – Queensland / New South Wales
Les plages d’Australie sont parmi les plus belles au monde. Bordées de cocotiers ou de forêts, elles s’étendent à perte de vue. Les Australiens ont su préserver les richesses offertes par la nature sans les dénaturer. Exception faite peut-être de Surfers paradise (oui, ceci est le nom d’une ville) où la plage est bordée de buildings et de magasins de surf. Un contraste tout à fait saisissant qui a son charme (si si !). Dans la petite ville de Coolangatta, quelques kilomètres au sud,  ce sont les surfeurs eux-mêmes qui nous offrent le spectacle. Un cliché australien dont on ne se lasse pas ! 

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Byron bay, la Gold Coast à l’état brut – New South Wales
Un phare d’un blanc immaculé, l’océan déchainé à perte de vue, le soleil et le ciel bleu au rendez-vous, un vent à décoiffer un chauve (nouvelle expression…), il n’en fallait pas plus pour faire de ce stop à Byron Bay un des souvenirs les plus marquants de cette région ! L’Australie compte beaucoup d’endroits où la nature règne en maître et la pointe la plus à l’est du pays en est un exemple des plus stupéfiants ! 

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En Australie, l’espace, ce n’est pas ce qui manque ! Le pays (plus grand que les Etats-Unis) compte seulement 22 millions de personnes (contre 350 aux States !). Alors forcément, on ne se marche pas dessus… Les parcs nationaux jalonnent la côte est et sont l’occasion de magnifiques balades.
En avant MARCHE ! 

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Hat Head National Park, la nature en toute simplicité – New South Wales
Quelle superbe randonnée on s’est offert dans ce parc naturel ! Entre végétation et océan, le panorama, qu’on a eu la chance d’observer sous le soleil, a des allures de cartes postales (comme souvent en Australie !). On se souviendra aussi du pique-nique au bord de la rivière rouge (couleur due au tanin libéré par les tea trees) et du footing (l’unique du voyage !). Un parc national qui gagne définitivement à être connu !

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Blue Mountains National Park, le vide pour plancher – New South Wales
A seulement 70 km de Sydney se trouve l’un des plus beaux parcs nationaux d’Australie. Les Blue Mountains, qui doivent leur nom à la brume bleutée dégagée par les milliers d’eucalyptus présents sur les lieux, forment un ensemble de gorges et canyons tous plus impressionnants les uns que les autres. Attention, personnes sujettes au vertige, s’abstenir ! Les falaises plongent à pic et depuis le point de vue sur les fameuses « Three sisters », on ne descend pas moins de 900 marches pour aller toucher le sol ! 

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Great ocean road, la plus belle route côtière du monde – Victoria
C’est probablement un des moments qu’a du préférer Polo. Oui Polo, notre van. Parce que dans la vie d’un quatre roues, parcourir la Great Ocean Road, c’est mieux que le circuit de Monaco ! Du kiff en barre si vous voyez ce qu’on veut dire… Des eucalyptus, des vagues, des rochers, des falaises, du soleil, what else ?! Surtout quand on rencontre sur la route des perruches qui viennent vous manger dans la main et un koala en train de crapahuter (sachez qu’un koala dort 20h/24 alors quand on en voit un, qui plus est éveillé, on croit rêver !). Le clou du spectacle aura été la nuit passée sur un terrain de foot reconverti en camping minimaliste où une cinquantaine de kangourous avait élu domicile ! Pincez-nous, on rêve !

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La route qu’on parcourt ne serait rien sans les PERSONNES qu’on y rencontre. Les gens qu’on a croisés ont réellement fait de cette étape australienne une des plus conviviales de notre voyage. Le « Aussie spirit », c’est tout un art qui mériterait de traverser les frontières…


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Accueillants et patients. Avenant et curieux. Polis et gentlemen. En deux mots, easy going. Les Australiens font partie de ces personnes qu’on croit parfois en voie d’extinction mais qui vous redonnent foi dans la nature humaine. Oui, rien que ça.Tout est simple avec eux, on a le temps pour aider les autres, on explique les choses de 10 manières différentes si besoin, on s’excuse si on n’a pas compris notre accent (le monde à l’envers !)… Bref, tout est fait pour que les gens se sentent à l’aise. On pourrait vous citer une dizaine de situations, mais voici quelques anecdotes qui ont rendu notre voyage vraiment…humain : il fait nuit, vous êtes fatigués et vous trouvez porte clause dans le camping où vous comptiez passer la nuit… Bad. Oui mais ça, c’était sans compter sur Linda, la propriétaire des lieux, qu’on arrive à avoir au téléphone et qui nous offre gracieusement un emplacement, l’électricité et toutes les commodités qui vont avec. For free, oui vraiment ! Cerise sur le gâteau, le camping est en fait un lieu nudiste où les douches (mixtes) n’ont ni rideau, ni porte. Une expérience inédite, merci Linda !
Deuxième anecdote : Phil, on le rencontre en observant un tournoi de bowling (rien à voir des quilles qu’on dégomme, ici, c’est un sport d’extérieur qui ressemble davantage à la pétanque). Il apprend qu’on cherche des endroits pour camper gratuitement et, comme ce n’est pas chose aisée dans la région, il nous propose de garer notre van dans son jardin pour y passer la nuit. Quelques heures plus tard, on débarquait chez lui ! On lui avait seulement parlé 5 minutes… Incroyable non ?
On pourrait citer également Peter Alex, cet australien qui n’hésite pas à se serrer davantage sur son emplacement de camping pour nous laisser de la place et avec qui on a finalement passé une bonne partie de la soirée, ou encore cette serveuse de Melbourne qui, en plein rush, prend le temps de nous faire gouter 4 bières différentes pour qu’on choisisse celle qu’on préfère…
Mais on voudrait surtout profiter de cet article pour remercier Mikey, qui nous a hébergé à Sydney, fait découvrir des restaurants et régaler avec ses morceaux de piano ; Peter et son français qui nous a bien fait rire avec ses blagues salaces et Ric, qui nous a cuisiné les meilleures gambas qu’on ait mangées !
MERCI Mesdames Messieurs les Australiens pour ces moments de partage en toute simplicité !

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Les milliers de kilomètres parcourus entre Cairns et Melbourne auront été ponctués de paysages à couper le souffle, de plages qui n’en finissent plus, d’animaux incroyables et de rencontres étonnantes.
C’est dans ces conditions qu’on comprend vraiment que la destination importe peu : c’est le voyage qui est compte. A méditer.

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13 Sep 14
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La vie en van ! Merci Polo ! 
Notre compagnon de voyage, alias Polo le van, méritait une place de choix sur le blog ! Voici donc un extrait des péripéties vécues pendant notre mois australien, des douches improvisées aux parties de poker, en passant par les petits-déjeuners ensoleillés et les nuits étoilées…

Tagged: van polo australie
10 Sep 14
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Un article photo spécial Asian food avec notre best of !
De haut en bas et de gauche à droite : 
Myanmar, les crèpes et les chips maison 
Thaïlande, les pad thaï et la glace à la coco surmontée de cacahuètes et d’ananas
Laos, l’assiette à moins d’un euro et les crèpes au nutella (ba quoi ?!)
Vietnam, la nourriture qu’on a préférée ! Sur la table, cau lao, white rose, et porc grillé… un régal !
Cambodge, cuisine locale à base de poisson, bambou, oeuf et les insectes (qu’on n’est pas prêts d’oublier !). On a adoré le amok (plat de poisson et sauce coco) mais on a perdu la photo du plat… On n’a plus qu’à essayer de le reproduire en rentrant !
Indonésie, Mie Ayam, plat à base de noodles et poulet, un régal et surtout le plat le moins cher qu’on ait mangé (0,60€ !)
Bon app !

Tagged: miam top asianfood
10 Sep 14

Du grand art

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L’Indonésie nous en aura fait voir de toutes les couleurs… On aura vu rouge dans les transports, ri jaune lors de l’ascension du Rinjani, fait travailler notre matière grise pour se la jouer roots à Java, été fleurs bleues à Bali et on se sera même mis au vert aux îles Gili !
En visitant seulement trois îles de l’archipel, on quitte l’Indonésie avec une petite frustration tant ce périple nous a séduit, mais aussi avec une très grande envie de revenir y passer quelques temps quand on en aura marre de broyer du noir par exemple ;)
Surtout qu’ici, on a trouvé une combinaison de tout ce qu’on a préféré depuis le début de notre voyage : la douceur de la vie asiatique combinée à l’immensité des paysages africains ! Ajoutez à cela du sport et de belles rencontres, et vous obtiendrez tout ce qu’il faut pour voir la vie en rose…

Ce qu’on retient de Java, Bali, Lombok :

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Alex

  • Un énorme coup de cœur pour l’île de Java qu’on a pourtant sillonnée en seulement une dizaine de jours : j’ai retrouvé le sentiment de liberté et d’immensité face à la nature que j’avais connu en Afrique sur cette île pourtant loin d’être la plus visitée d’Indonésie. Et en prime, on pourra dire qu’on a vécu au rythme des locaux (c’est-à-dire doucement mais sûrement ^^) avec des transports hypers hasardeux, des gens qui se sont montrés extrêmement gentils dès notre arrivée et des dîners de streetfood à Yogyakarta, délicieux et pas chers !
    Parmi les tops de Java mais aussi du voyage dans son ensemble : le lever du soleil sur le volcan Bromo, quelques heures inoubliables complètement hors du temps & l’ascension du Kawah Ijen à 2h du matin, la descente dans le cratère du volcan et le contraste entre la vallée verte et le cratère dénué de toute vie. Un plongeon dans les entrailles de la terre ! 

  • Notre super homestay chez une famille balinaise à Ubud (Bali), les petits-déjeuners sur la terrasse et nos 4 ans fêtés avec du fromage et du vin !

  • Le périple de plus de 40km à vélo pour rejoindre Ubud depuis le mont Batur (Bali) ;

  • La plongée sur l’épave de l’USA T Liberty à Tulamben (Bali) avec Vince, Jenn et Romain. Une des plus belles et des plus profondes (24 mètres) qu’on ait faite à ce jour ;

  • Le Rinjani (Lombok), son sommet que j’ai atteint en larmes et glacée après 3 heures de souffrance, la fine équipe de francophones qui constituaient le groupe, le nombre de déchets impressionnant qui jonchent le sol sur les camps (mais pourquoi prennent-ils si peu soin de ce qui attire les touristes et les fait vivre ?!), la deuxième journée de marche débutée à 3h et terminée à 19h…, la folle descente jusqu’à Senaru pour (enfin) finir ce trek, la bière de l’amitié à l’arrivée !

  • Les superbes journées passées sur Gili Air avec Vince et nos amies Québécoises ! Des nages avec les tortues, un massage presque relaxant (les massages balinais ont quelques points communs avec leurs cousins thaïlandais…), un diner comme ça faisait bien longtemps qu’on en n’avait pas mangé et un feu d’artifice rien que pour moi, un must pour fêter mes 28 ans ! :)

Nico

Définitivement le coup de cœur de l’Asie du Sud Est, on y aura trouvé l’essence même de ce que l’on cherchait, à savoir repousser nos limites…
Grands espaces, nature et sport, je crois que nous savons dorénavant ce qui nous plait le plus et ce petit mois aura été la cerise sur le gâteau de ce séjour asiatique.

Pour imager ces belles paroles, je retiendrai : 

  • La gentillesse de la population, leur accueil lors de nos différentes sorties en vélo, scooter ou à pied.

  • Les volcans Javanais, le superbe lever de soleil sur le Bromo qui nous a rappelé les paysages africains, la descente dans le cratère du Kawah Ijen à la lampe torche pour voir les flammes bleues, les nuages de souffre et les porteurs qui y travaillent (Java) ;

  • Les nuits roots avant les ascensions avec notre couple d’irréductibles polonais Marcin et Natalia (Java) ;

  • L’ascension du Rinjani à 3h du matin qui nous aura poussé, pour la première fois, dans nos retranchements (Lombok) ;

  • Ubud et notre fabuleux HomeStay (je crois que Jenn a aussi apprécié J) où nous avons pu vivre dans l’enclos de l’habitant dans une maison typique balinaise (Bali) ;

  • Les douches indonésiennes…. Un robinet d’eau froide et un saut qui sert aussi à tirer la chasse d’eau.

  • Les galères dans les transports locaux : tu sais quand tu pars (ou alors tu pensais savoir) mais tu ne sais pas quand tu arrives. Par contre quand tu es en route, la magie indonésienne opère : musique, sourires, discussions.

  • Les panoramas fantastiques, rizières, montagnes et plages (et tout ça sur la même photo).

  • Les différentes cultures, origines et religions qui cohabitent (la preuve que c’est possible J)

  • La plus belle plongée de notre voyage réalisée à Tulamben sur l’épave et en prime avec les potos ! (Bali) ;

  • Nager avec des tortues : un des grands moments de notre séjour ! Et en prime le jour d’anniversaire d’Alex, la classe ! (Gili Air)

  • Le partage d’une partie de l’aventure avec Vince qui aura vécu le plus dur et le plus cool.

  • La puissance de la nature est incarnée par cette région du monde : tsunami, séisme, volcans, éboulement de terrains, cyclones… et pourtant on y vit très sereinement.

  • Notre journée d’anniversaire et l’anniversaire d’Alex. Massages, restaurants, hôtels sympas et soirée canadienne, C’était l’fun !

La seule chose qui nous aura vraiment choqué en Indonésie est la saleté du Rinjani, indigne de l’endroit. En espérant que les générations futures sauront rectifier le tir.

Et ce n’est pas fini, l’Indonésie compte 17000 îles et nous n’en avons visité que 3. Autant vous dire qu’on va revenir. Et pourquoi pas avec vous ? :D 

21 Aoû 14

Bali, l’île à facettes

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Considérée comme la perle de l’Indonésie, Bali, la plus populaire des îles de l’archipel, sait jouer de tous ses charmes pour attirer les touristes. En plein dans les vacances scolaires d’été, c’est ici que nous avons rencontré le plus d’étrangers depuis le début de notre voyage, sans pour autant souffrir du monde. Notre périple balinais s’est essentiellement concentré sur l’est de l’île ; nous avons exploré une bonne partie de Bali depuis Ubud, ville centrale et élue par un magazine anglais « plus belle ville d’Asie » il y a quelques années ! Pas étonnant que Julia Roberts en fasse son fief dans le film Mange, Prie, Aime ! ^^

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Patchwork de paysages et d’activités, Bali permet au plus grand nombre de trouver chaussure à son pied ! Un avantage qui explique sûrement son succès auprès des Occidentaux.

Le Bali sportif : c’est sans nul doute un des visages de Bali qui nous a le plus conquis ! Les quelques 40 km de descente en VTT qui ralliaient le Mont Batur à notre homestay d’Ubud nous auront marqués : des freins qui lâchent, des villages déserts où seuls les chiens semblent habiter les lieux, des pentes comme on en n’avait jamais descendues/grimpées , tel est le prix à payer pour découvrir le Bali caché, celui des garagistes qui rendent service, des primeurs qui vous dessinent des plans pour trouver votre chemin, des taxis qui vous donnent des bons plans. La prochaine fois, on louera peut-être des vélos un peu plus récents. Quoique que, c’était quand même bien le fun comme diraient nos amies québécoises…
Mais la richesse de Bali se trouve aussi sous l’eau. A Tulamben, sur la côte est, on a exploré les fonds marins lors de deux plongées inédites pour nous : un tombant, mur de corail vertical, impressionnant par les couleurs des coraux qu’on a observé de près, mais aussi par le grand bleu qui se dessine par delà « the wall » et qui semble ne pas avoir de fond (en réalité, le sol est à plus de 100 mètres plus bas….). C’est aussi la plongée la plus profonde qu’on ait faite : 24 mètres sous l’Océan  Indien ! Exploit réitéré lors de la deuxième plongée sur l’épave du patrouilleur américain USA T Liberty de 128 mètres de long, une des plus belles sorties de notre jeune carrière de plongeurs ! Plaisir partagé avec Vince et Jen & Romain venus nous retrouver pour les derniers jours passés à Bali.

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Le Bali balnéaire : ce n’est pas celui qu’on retiendra. Si dans notre imagination, Bali se résumait surtout à de belles plages, elle a heureusement bien d’autres atouts. Car notre imagination avait vu trop grand et on n’a pas vraiment été séduits par les étendues de sables balinaises. Trop étriquées, trop corailleuses. On devient surement un peu difficiles aussi… Heureusement que les surfeurs de la péninsule de Bukit et le poisson grillé dégusté sur la plage de Jimbaran ont relevé le niveau ! 

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Le Bali culturel : si l’Indonésie est très majoritairement musulmane, Bali reste le fief des Hindouistes (3% de la population indonésienne). Qui dit nouvelle religion, dit nouveaux temples ! Ceux là sont très différents de ceux qu’on a pu observer dans le reste de l’Asie avec les stuppas bouddhistes. Ils sont plus sobres, paraissent moins richement ornés mais sont très bien entretenus et les statues de Dieux et Déesses qui les entourent leur donnent un air de bâtisses sorties de contes de fées. 
Les temples font partie du quotidien des balinais qui y déposent des offrandes. La plupart ont d’ailleurs leur propre temple au sein des « enclos » qui constituent leur maison. En effet, les demeures balinaises sont composées de bale, maisons rectangulaires, et d’un temple où tous les membres d’une même famille peuvent se rendre (même s’ils n’habitent pas dans l’enclos). Nous avons eu la chance de loger dans un bale avec une famille de balinais très sympathique qui nous a expliqué quelques traditions hindouistes, religion qu’on connaissait encore moins que le bouddhisme (c’est dire !).  
Pour parfaire cet aspect culturel de Bali, nous avons assisté à une représentation de danse balinaise dans la cour du Palais d’Ubud. Ces spectacles, très connus à l’étranger, mêlent danse et théâtre et tiennent à la fois du divertissement et du rituel religieux. Un show haut en couleurs dans lequel intervient une vingtaine de protagonistes (dont des musiciens) !

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Le Bali rural : on s’attendait à trouver des rizières à Bali, mais certainement pas des champs d’orangers, de piments ou de cacaotiers ! Et pourtant, le centre de Bali en est parsemé. 
Le riz reste une institution et les magnifiques rizières en terrasses, entourées de cocotiers, observées à Ubud ou dans les environs d’Amlapura (est de l’île) font parties des plus belles qu’on ait vues en Asie. Mais le riz pousse les pieds dans l’eau et la raréfaction du précieux liquide a quelque peu transformé l’agriculture balinaise qui se tourne vers des cultures moins demandeuses d’eau. Le cacao, le thé ou encore le café sont récoltés en masse dans les campagnes. Connaissez-vous d’ailleurs ce fameux café, le plus cher au monde, qu’on appelle « café civette » ? Il est réalisé à base de grain de café (jusque là tout va bien), mais ces-derniers ont une particularité qui peut surprendre… Ils ne sont pas récoltés sur le caféier mais dans les excréments de mangoustes (rongeurs) qui ne choisissent pour déjeuner que les meilleurs grains. Elles mangent l’écorce mais pas le grain qui est rejeté tel quel par leur organisme après avoir macéré dans leur liquide digestif… On a beau nous dire que les grains ramassés dans les excréments sont lavés 3 fois, on reste perplexes ! 
Plus classique mais tout aussi compliqué à déguster, le piment est cultivé en masse sur la route qui relie le Mont Batur à Ubud. Que serait en effet l’Asie sans son précieux petit légume rouge ? Nous on l’aime en photo mais pas dans notre estomac !

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Bali a constitué une parfaite dernière étape en Asie : petit condensé du continent, l’île a de quoi séduire les amoureux de la nature, du sport et de l’art. On peut cependant se sentir un peu à l’étroit dans ce petit paradis qui semble compter autant d’Occidentaux que de locaux. Mais l’Indonésie est grande et une chose est sûre : il y a de nombreuses petites perles comme Bali cachées dans les îles de l’Océan Indien…

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10 Aoû 14

Le trek du coeur

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Tous les magazines féminins (et certains mensuels dédiés aux messieurs s’y mettent aussi !) l’ont compris : l’été, c’est la période des tests de personnalité. Le moment idéal pour faire le bilan, connaître le régime qui nous correspond le mieux, savoir quelle chieuse on est (merci Biba du mois de mai …) ou si notre QI dépasse la moyenne. On est alors comme rassurés en lisant les résultats des tests : soit ils ont tout compris à notre « moi » et nous connaissent mieux que nos parents (c’est incroyable, mais comment font-il ?!), soit ils ont faux sur toute la ligne et c’est tant mieux (on ne voulait pas faire de régime de toute façon !). Alors nous aussi, à la rédaction de www.voyage-en-terre-inconnue.fr, on s’est dit que c’était le moment ou jamais de vous proposer un super test. Super parce qu’il peut vous éviter bien des déboires si vous connaissez à l’avance les réponses aux questions. Peut-être alors que vous ne vous lancerez pas avec autant de naïveté que nous dans des défis qu’on pourrait qualifier…d’extrêmes.
Et en plus, on vous donne des indices pour les réponses grâces aux photos sous chacune des questions. On est sympas à la rédaction.
Pour changer, voici donc un test de personnalité sportif qui vous permettra aussi de vous cultiver et de savoir si vous pouvez, vous aussi, vous lancer dans un trek pas comme les autres !

Le thème de ce test est basé sur des faits réels, ceux du trek de trois jours dans le parc national du Gunung Rinjani à Lombok (Indonésie). Toute ressemblance avec  des personnes ou des situations existantes ou ayant existé est plus que probable…

 Test de l’été : quel profil de trekkeur êtes-vous ?


Le Rinjani est un volcan qui mesure :
a) le Rinja quoi ?!
b) 301 mètres (comme la Tour Eiffel non ?)
c) 3726 mètres

Sa caldeira (cratère volcanique géant pouvant mesurer plusieurs kilomètres de diamètre) est constituée :
a) d’un immense centre commercial
b) de lave et de souffre
c) d’un lac et d’un autre volcan formé il y a 200 ans

Pour atteindre le premier campement du Rinjani, on grimpe en une seule journée* :
a) 100 mètres de dénivelé
b) 900 mètres  de dénivelé
c) 1700 mètres de dénivelé

* sachant que pour ménager son organisme en randonnée, il ne faut pas monter plus de 1000 mètres/jour.

Pour atteindre son sommet avant le lever du soleil à 6h, il faut marcher 3h. Quel dénivelé grimpe-t-on alors dans la nuit ?
a) je dors la nuit, merci
b) 500 mètres
c) 1100 mètres

La température au sommet est de l’ordre de :
a) 25°C, on est en Indonésie quand même !
b) 10°C
c) 0°C

L’expression qui correspond le mieux au trek du Gunung Rinjani :
a) un kilomètre à pied, ça use, ça use euuuuh…
b) si j’avais su…
c) quand on veut on peut


Vous avez une majorité de a) : le sportif du dimanche

Vous préférez rester sous la couette que d’enfiler vos chaussures de running et vous l’assumez. Vous êtes essoufflé(e) en montant les escaliers ou rien qu’en regardant le tour de France depuis votre canapé. Alors clairement, oubliez le Rinjani, il pourrait devenir le pire de vos cauchemars et vous obligerait même à transpirer !
Compatibilité Rinjani : il est Vladimir Poutine, vous êtes Barack Obama, tout vous oppose, impossible de vous entendre. Pas d’hypocrisie, restez sous la couette !

Vous avez une majorité de b) : le trekkeur bisounours
Sportif régulier, vous vous attaquez à un trek comme à n’importe quel autre challenge, avec le sourire et beaucoup d’enthousiasme. Malheureusement, cela ne suffit pas toujours ! Vous avez tendance à sous-estimer les difficultés et à compter aveuglément sur l’équipe organisatrice (qui n’a souvent d’organisatrice que le nom…). Vous faites confiance aux guides de voyage qui annoncent des montées « abruptes, glissantes et mal délimitées » sans même vous douter que les adjectifs « perpendiculaires, démoralisantes et exténuantes » sont probablement plus appropriés. Mais vous avez un avantage certain : celui de ne vous douter de rien et de croire que l’arrivée n’est jamais très loin ! Persévérez dans cette voie en ajoutant un zest de réalisme à vos pronostics !
Compatibilité Rinjani : il est Roméo vous êtes Juliette, le contexte n’est pas toujours favorable mais votre volonté est plus forte. Attention toutefois à ce que l’histoire ne se termine pas en larmes au sommet. Prenez des vitamines, rechargez votre motivation à fond et grimpez !

Vous avez une majorité de c) : le trekkeur kamikaze
Rien ne vous arrête et vous avez toutes les qualités pour grimper le Rinjani. Un réveil à 2h du matin, une montée qui ressemble plus à un mur d’escalade qu’à un chemin de randonnée, une pénurie d’eau au milieu du trek, une décharge en guise de campement, des nuits à 2 dans une tente pour une personne, des températures dignes d’un mois de février à Amiens ? Aucun problème ! Accompagné(e) par de supers coéquipiers dynamiques et au sens de l’humour bien développé, vous pouvez gravir des montagnes (des volcans en l’occurrence !). Les seules personnes encore plus folles que vous sont indéniablement les « porteurs », ces locaux qui font le trek en tongs ou pieds nus (les chaussures de marche leur couteraient bien trop chères) avec 30 kg sur le dos et qui cuisinent pour tous les repas également. Le respect s’impose quel que soit votre profil de trekkeur.
Compatibilité Rinjani : il est la Bête, vous êtes la Belle ! Vous réussirez à apprivoiser ce monstre à force d’obstination.Foncez !

Solution du test : toutes les réponses c) !

Les conseils de la rédaction
En bons journalistes, on a testé l’ascension du Rinjani avant de vous proposer ce test. On était plutôt du genre trekkeurs bisounours mais la première montée nous a vite fait déchanter. Alors oui, il y a quelques moments plus cool que d’autres, comme par exemple cette pause aux sources d’eau chaude, mais sachez qu’une transformation en trekkeurs kamikazes est LA condition sine qua non à l’ascension du sommet de nuit. C’est tout bonnement la chose la plus difficile qu’on ait faite à ce jour (les 20km de Paris peuvent aller se rhabiller !) et l’arrivée s’est faite dans la douleur (et le froid !). Mais en grimpant le Rinjani, on vous promet une chose : vous travaillerez votre force mentale et aurez accompli un défi comme on en relève peu. C’est donc très fiers de nous qu’on a observés le lever du soleil à plus de 3km du sol avant de redescendre dans les gravas de pierre volcanique qui nous ont tant torturés lors de la montée. Nous n’y serions pas arrivés seuls mais notre force a été d’être deux dans les derniers mètres qui nous séparaient du sommet et de ne pas craquer. Une aventure partagée avec les 7 autres kamikazes du groupe : Arnaud, Charles, Claire, Sandra, Carolanne, Audrey-Anne et bien sûr Vince, venu nous rejoindre 2 jours plus tôt et qui aura entamé ces vacances de manière plutôt sportive ! Si ce trek nous aura marqué par sa difficulté, il nous aura aussi permis de toucher du doigt nos limites et de restés unis dans l’épreuve.
Les trois jours de repos passés aux îles Gili juste après nous ont fait le plus grand bien et nous ont permis de savourer les plaisirs simples de la vie qu’on avait perdus pendant 3 jours (qu’est-ce que c’est bon de prendre une douche, de quitter ses chaussures de randonnée ou de dormir sur un matelas !).


Nous espérons que ce test aura permis de vous révéler quel type de trekkeur vous êtes et pourquoi pas vous donner envie de grimper le deuxième plus haut volcan d’Indonésie !
Alors, prêts à relever le défi ?

3 Aoû 14
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3 Aoû 14

Liberté, Diversité, Immensité

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L’Indonésie, c’est plus de 17000 îles dont 6000 habitées, 3 fuseaux horaires, 6 religions (88% des Indonésiens sont musulmans ce qui fait de l’Indonésie le plus grand pays musulman du monde), 300 langues, près de 200 millions d’habitants (4ème pays le plus peuplé), seconde zone de biodiversité au monde (après de Brésil). Bref, ce pays pourrait servir de définition au mot « mosaïque » dans le Larousse ! 
Archipel de contraste et de mixité, l’Indonésie a du relever de nombreux défis pour devenir un pays unifié dans la diversité. Un exemple à suivre et un message d’espoir à garder à l’esprit.

Son secret réside peut-être dans le « Pancasila » (littéralement « cinq principes »), philosophie de l’Etat indonésien. Les symboles du Pancasila représentent l’état unitaire indonésien et rassemblent tous ses habitants quelles que soient leur religion et leur origine.
L’étoile représente la foi en Dieu (islam, christianisme, bouddhisme, hindouisme ou toute autre religion)
La chaine symbolise l’humanisme en Indonésie et les relations avec l’homme de manière générale
Le banian (arbre) évoque le nationalisme et l’unité entre les nombreuses ethnies indonésiennes
Le buffle désigne le gouvernement représentatif
Le riz et le coton évoquent la justice sociale

Ce qui était couru d’avance, c’est qu’on ne pourrait pas faire le tour de l’Indonésie en un mois ; il a donc fallu choisir ! Pour commencer notre périple, nous avons opté pour l’île de Java et la jolie ville de Jogjakarta. On ne reviendra pas sur l’épopée interminable qu’il a fallu faire pour rejoindre la capitale culturelle du pays depuis Koh Tao (41 heures…), ça risquerait de prendre toute la place de l’article… ^^
Par contre, on vous propose de découvrir les 5 piliers de notre périple javanais, notre Pancasila à nous !

Les deux millions de blocs de pierre. Ceux qui composent le majestueux temple bouddhiste de Borobudur. 
En 1200 ans d’existence, le temple s’est trouvé à la merci des tremblements de terre, des éruptions du volcan Merapi (le plus actif d’Indonésie) et même des poseurs de bombes ! Pourtant, c’est ici qu’on a observé les bas reliefs les plus délicats qu’on ait vus. Borobudur, c’est aussi et surtout un édifice qui ne ressemble à aucun autre avec ses “cloches” abritant des Bouddhas au sommet. Le monument était conçu pour représenter la vision bouddhique du cosmos, commençant par le monde terrestre et montant en spirale jusqu’au nirvana, le paradis.
Le périple en scooter pour y arriver et les 20$ d’entrée pour les visiteurs étrangers, qui tranchent avec le coût de la vie et de la nourriture notamment (un plat à 0,50€, on n’avait pas encore vu ça…), ne nous ont pas dissuadés. La magnifique vue depuis le haut du temple aura fini de nous convaincre : Borobudur fait partie de ces monuments majestueux qui savent imposer le respect à quiconque les gravit.

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Le lever de soleil seuls au monde. Celui face au Gunung Bromo, considéré par beaucoup comme le plus beau volcan d’Indonésie.
Situé sur la ceinture de feu du Pacifique, l’archipel indonésien est le pays qui compte le plus grand nombre et la plus forte densité de volcans actifs au monde… Du haut de ses 2392m, le Gunung Bromo, forme un magnifique ensemble avec les volcans Batok, Kursi et Semeru (3676m, point culminant de Java et l’un de ses volcans les plus actifs).
Après une très très courte nuit (on pourrait plutôt parler de sieste…), nous voilà donc partis à 3h à l’assaut du chemin conduisant au point de vue sur le Bromo. La route grimpe et il fait bien froid (c’est la première fois qu’on utilise tous nos vêtements chauds), mais le ciel rempli d’étoiles nous laisse présager d’un magnifique spectacle… On ne sera pas déçus. Hissés sur le toit du belvédère avec nos compagnons de fortune et avec nos tasses de café/thé, on s’apprête à vivre un des moments les plus magiques de notre voyage ! La lumière du soleil qui dévoile petit à petit le décor en face de nous nous laisse songeurs. La brume forme un immense tapis blanc duquel sortent les volcans, les nuages au loin se teintent de rose… C’est irréel tellement c’est beau ! On appréciera autant la vue incroyable que le sentiment tellement rare d’être ici seuls au monde et de vivre un moment comme on en connait peu…

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Et maintenant, si on allait voir le Bromo d’un peu plus près ? On va marcher sur le cratère ! Mais avant ça, il faut traverser la caldeira du volcan, la « Laotian Pasir », elle qui était cachée par la brume au petit matin et qui est désormais mise à nue ! On trouve un temple hindouiste sur notre route (les habitants de la région sont restés hindouistes ; le nom du volcan dérive du dieu créateur de l’hindouisme : Brahma) etil faut désormais grimper les 253 marches menant au cratère. Le souffre qui s’en échappe forme un épais nuage odorant. D’un côté le cratère vertigineux, de l’autre la vallée dont on imagine facilement qu’elle a subi des éruptions répétées. Une petite tempête de sable sur le chemin du retour et voici notre journée au Bromo qui s’achève, avec des images plein la tête…

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La descente dans un cratère ”by night”. Celui du volcan Kawah Ijen (« cratère vert » en javanais) constituant la plus grande réserve naturelle de souffre au monde ! 
L’idée est la suivante : on dort par terre dans une grande pièce froide avec 8 autres personnes, on se réveille à 1h du mat pour enchainer sur une grimpette de plus d’une heure dans la nuit. Arrivés au sommet, on descend dans le cratère d’un volcan avant de se prendre des nuages de souffre dans les narines. Ca vend du rêve non ? :) Et bien figurez-vous que c’est exactement ça : du rêve ! Oui parce que sur le papier, ça parait un peu rude (et ça l’est !), mais la difficulté est proportionnelle aux sensations incroyables qu’on peut ressentir dans de telles conditions. A 3h, nous étions en train d’observer des flammes de souffre bleues qui s’échappent du cratère du Kawah Ijen à une température de 200°C, un phénomène unique au monde. A 5h, on regardait le lever du soleil sur la côte est de Java du haut du volcan. A 7h, le ciel commençait enfin à se dégager pour découvrir petit à petit le lac bleu turquoise du cratère qui n’est autre que le lac le plus acide de la planète (pour un plongeon, repassez plus tard…). Les experts seront contents de savoir que son potentiel hydrogène avoisine 0,2 (on peut jouer les spécialistes nous aussi ^^). A 8h, on compatissait sérieusement avec les travailleurs de souffre qui portent au moins 70kg du minerais sur leur dos pendant des dizaines de kilomètres (et qui respirent chaque jour du souffre à plein poumon… Espérance de vie, 40 ans). A 8h toujours, on découvrait les paysages surréalistes parcourus la nuit et qui nous laissent bouche bée : cratère, mer de nuages, vallée verdoyante qui tranche avec les arbres morts près du volcan… On a l’impression d’être à l’endroit de l’origine du monde ! Vous en connaissez beaucoup des lieux qui vous font vivre de telles sensations en si peu de temps vous ? Parce que nous on peut les compter sur les doigts d’une main…

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Le cauchemar des transports. « La ligne droite est le plus court chemin pour aller d’un point à un autre ». Cette phrase bien connue des mathématiciens vous dit sûrement quelque chose. Et bien en Indonésie, les programmes de maths sont visiblement différents des nôtres.  Peut-être même que l’adjectif « court » a été banni du vocabulaire il y a quelques années… Parce que certes, les locaux sont adorables, certes les transports ne sont pas chers, mais alors jamais, jamais, JAMAIS AU GRAND JAMAIS on n’avait autant galéré dans les transports qu’à Java ! On a pourtant rien demandé de plus que d’aller d’un point A à un point B… Mais c’est fou toutes les étapes qu’il peut y avoir jusqu’à B ! ^^
Bien sûr on se moque et l’île est tellement immense qu’il est évidemment compliqué de couvrir toutes les zones d’intérêt. Et au moins on se souviendra de notre séjour à Java pour le folklore de ses (mini)bus ! Impossible de retranscrire les péripéties vécues mais on peut quand même citer un trajet épique à titre d’exemple : Gunung Bromo - Kawah Ijen.  Minibus (1h), bus local (3h), négociation pour trouver un chauffeur qui nous emmène à destination puisque le service de bus suivant est terminé (2h), abandon et nuit sur place, tuk-tuk pour retourner à la station de bus le lendemain (15min), installation de nos bagages sur le toit du minibus (impossible à l’intérieur, les œufs et le riz prennent toute la place !) sensé partir à 10h (5min), « le-bus-ne-part-qu’à-13h -parce-que-les-gens-sont-au-marché-et-celui-ci-est-complet-donc-il-faudra-en-prendre-un-autre-qui-partira-peut-être-à-13h-mais-peut-être-après » (1h), décision collégiale « on-prend-un-taxi » (30min), taxi (1h30). Total de l’opération, plus de 24h… Vouloir limiter les frais en empruntant les transports locaux se paye très cher à Java ! Mais bon, on a travaillé notre patience et révisé nos maths, on est fin prêts à affronter les micro-retards de la SNCF maintenant ;)

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Les compagnons de galère. Java aura été l’île de toutes les sensations ! Sensations partagées puisque nous avons fait de belles rencontres lors de ces quelques jours hyper roots… Avec Nathalia et Marcin, Polonais, nous avons partagé une chambre (miteuse, froide, sans sanitaire : le rêve !) au Gunung Bromo (c’était ça ou dormir dehors). Mais pas que ! Nathalia et Marcin, ce sont aussi nos potes de rando (au Bromo et au Kawah Ijen), nos potes de négociation (taxi, room), nos potes de transports (trop long à citer…mais l’épisode avec la voiture de police restera culte), nos compagnons de route quoi ! Mais quand on décide de la jouer « transport local », on rencontre aussi  des Français (à croire que c’est une marque de fabrique). Mélanie et Dylan nous ont accompagnés dans nos pertes de patience, dans notre ascension du Kawah Ijen (et c’est pas mal de parler Français aussi !). Enfin, la fine équipe du « dortoir  à 10 » (Suisses, Tchèques, Polonais, Français) nous aura permis de travailler notre anglais, de garder le sourire lors du réveil hyper matinal pour grimper au Kawah Ijen et de faire une partie de Yam aux couleurs de l’Europe ! Avec toujours un point commun : un enthousiasme non dissimulé pour cette merveilleuse ile qui nous en aura fait voir de toutes les couleurs !

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27 Juil 14

Sans demi-mesure

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Beaucoup d’émotions en 10 jours au Cambodge. D’abord l’incompréhension et la colère à Phnom Penh en découvrant l’histoire de ce pays déchiré au nom d’une idéologie ; l’émerveillement ensuite à Angkor avec la découverte du site le plus visité du pays. Deux phases d’émotion successives qui ont rendu ce séjour éprouvant, intense et inoubliable.

Ce qu’on retient de notre voyage au Cambodge

Alex

  • La pauvreté visible à Phnom Penh : c’est la première fois qu’on voit des mendiants et qu’on ressent de la misère dans un pays d’Asie ;

  • Les visites hyper éprouvantes et émouvantes du « Killing field » (champ de la mort) et du Musée du Génocide. Les témoignages et récits de gardiens des camps ou de détenus glacent le sang, et nous font clairement réaliser que cet épisode de l’histoire cambodgienne n’est pas du tout relaté dans nos livres d’histoire…  Du coup, on pose un regard interrogateur sur les Cambodgiens dans la rue : ont-ils connu le régime de Pol Pot ? Ont-ils été contraints de quitter les villes pour travailler dans les campagnes ? Sont-ils orphelins, veufs, ont-ils eux-mêmes été déportés ? Eprouvant on vous a dit…

  • La balade en vélo à l’heure de pointe à Phnom Penh ! Une circulation digne des villes du Vietnam mais avec encore moins de règles (c’est possible ?). Une expérience typique stressante mais surtout propice aux fous rires, surtout avec une roue crevée ! ^^

  • Les temples d’Angkor et plus particulièrement celui de Ta Prohm. J’ai littéralement été fascinée par les arbres fromagers qui ont envahi les murs et qui sont ici chez eux, régnant  en maîtres. Ou encore la finesse des reliefs du Bayon, sans oublier le lever du soleil sur Angkor Wat, un joli moment de poésie pour commencer la journée !

  • Notre rencontre et nos échanges avec Tim, notre tuk-tuk driver pour la deuxième journée de visite à Angkor. Cambodgien au grand cœur, ancien travailleur dans les exploitations de mangues, Tim s’est reconverti pour gagner mieux sa vie mais les centaines de tuk-tuk déhambulant dans Siem Reap sont une rude concurrence pour lui. La séance de dégustation d’insectes et le partage du repas en ville ont marqué notre passage ici ;

  • L’ambiance du match France-Allemagne et le plaisir de chanter la Marseillaise au Cambodge !

  •  « Ladyyyyyy, buy something, discount for youuuuu » ou « Tuk-tuk, ok tomorrow ? ». Les vendeurs du marché de Siem Reap et les chauffeurs de tuk-tuk à l’affut de tout ce qui peut ressembler à un touriste ;

  • Les péripéties pour changer nos billets de dollars abimés à Siem Reap… Mission accomplie !

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Nico

Si court mais si intense…
On n’aura jamais été aussi touchés par l’histoire d’un pays que par celui du Cambodge. Quand on pense que le pays a vécu une des périodes les plus noires de l’histoire il y a à peine 40 ans, cela fait froid dans le dos.
Nous avons pu également voir des choses nous donnant le sourire et aussi s’extasier devant le plus grand monument religieux au monde. Angkor une merveille !

  • Le Killing field de Phnom Penh qui permet de comprendre l’histoire des Khmers rouges et du peuple cambodgien, on n’apprend pas ça à l’école française ;

  • Les cours de sport collectifs très tôt le matin, ici il n’y a pas d’obésité ;

  • Les temples d’Angkor et plus particulièrement le Bayon et le Ta Prohm.;

  • La nature qui a repris ses droits avec des arbres de plusieurs dizaine de mètres qui prennent racine sur les murs et/ou portes des temples ;

  • Le lever de soleil sur Angkor Wat, encore un réveil dans la nuit qui a valu le coup :)

  • La séance shooting photo à Ankgor Wat avec le singe qui déguste des fruits du dragon (certainement volés à un touriste qui s’est cru plus malin…)

  • La dégustation d’insectes avec notre tuk tuk driver, mieux vaut tard que jamais, n’est ce pas ma chérie ? :D

  • Les matchs de l’équipe de France et plus particulièrement le quart de final avec une ambiance de folie à Siem Reap.

Lors de notre voyage au Cambodge, nous avons pu voir un pays vraiment différent de ses voisins tant au niveau de l’histoire que des centres d’intérêt à observer, rendant la découverte de ce continent encore plus fascinante.

Nous n’aurons malheureusement pas pu découvrir la campagne cambodgienne, hormis lors des trajets en bus, mais un voyage Laos du Sud / campagnes du Cambodge sera envisageable ultérieurement… On ne va jamais s’arrêter :D

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